Trois modèles relationnels toxiques qui n’ont rien à voir avec l’amour.

Temps de lecture : 4 minutes
Ces trois modèles différents sont des boucles toxiques. C’est-à-dire que les personnes sont chacune dans une posture qui alimente et renforce la posture de l’autre et engendre une descente infernale.

1 er modèle :
Le casseur et le réparateur.

Le casseur trouve continuellement des choses qui ne vont pas avec le monde, avec lui-même, avec la relation, avec ce que tes amis ou tes parents ont dit. Le casseur est la plupart du temps insatisfait. Ils sont souvent mécontents, rien n’est jamais assez bien.

Le réparateur est la personne qui essaie toujours de plaire et de satisfaire. Par exemple de dire que l’année prochaine, tel chose sera encore mieux. Par exemple « Je vais avoir une augmentation et ensuite on va pouvoir déménager dans une maison plus grande et on sera encore plus heureux. »

C’est ce cycle sans fin où une personne trouve constamment des choses qui ne vont pas, et l’autre essaie de les réparer.

2 ème modèle :
Le fuyeur et le chasseur

Le fuyeur est allergique à l’intimité. Dans la théorie de l’attachement ce sont des évitants. Ils sont terrifiés par l’engagement.

Et donc, chaque fois qu’on commence à se rapprocher d’eux, ils paniquent et s’enfuient. Ce qui met dans une position du chasseur. Il/elle rompt avec toi, tu le/la poursuit, puis vous vous remettez ensemble. Ensuite, ils/elles trouvent une raison de partir six mois, puis commencent à te tromper, et ainsi de suite.

Le fuyeur est toujours presque hors de portée, donc le chasseur doit constamment se pencher vers lui et le poursuivre, essayer de le convaincre de revenir et de rester dans les parages.

estime de soi

3 ème modèle :
La victime et le sauveur

La victime est toujours foutue. Ils sont toujours blessés, toujours désavantagés. Que ce soit le méchant patron, la société ou autres. Ils se sentent toujours malheureux et désolés pour eux-mêmes. Ils pensent toujours que le monde est là pour les avoir.

Et puis tu as le sauveur. Le sauveur est celui qui va protéger la victime, intervenir et dire :
« Tu n’as plus besoin d’être victime. Je vais te protéger. Je vais m’en occuper pour toi. Je vais dire à ce patron d’aller se faire foutre ».

Pourquoi ces trois modèles sont toxiques ?

Le truc merdique avec ces schémas toxiques, c’est que les gens qui y sont coincés se sentent très importants. C’est vraiment bon de se sentir comme un héro qui sauve quelqu’un en difficulté encore et encore. Cela fait vraiment du bien de sentir que tu offres une vie meilleure à la personne qui t’est chère. C’est vraiment agréable d’avoir quelqu’un qui te poursuit toujours, te disant de revenir, qu’il te veut.

En surface, ces cycles sont très satisfaisants. Ils donnent une impression d’intimité et d »amour, même si ça n’en est pas vraiment.

Et parce que les personnes piégées dans ces cycles toxiques ne sont pas capables d’authenticité et d’assumer la responsabilité d’eux-mêmes et de leurs émotions, cette spirale toxique est presque semblable à ressentir un sentiment d’amour et d’intimité, sans réellement en faire l’expérience.

Alors la spirale continue.

Quand t’es accro au prochain pic emotionnel.

Les cycles toxiques génèrent beaucoup de drames et d’émotions que l’on confonds avec l’amour et l’intimité.

Seulement voilà : l’amour et l’intimité réels au quotidien sont souvent simples et « plats ». C’est lire confortablement des livres ensemble au lit la nuit. C’est se sentir à l’aise avec un long silence dans la voiture. C’est comprendre que quand notre partenaire s’exprime sur le travail, on ne se sent pas obligé de le réparer.

L’amour sain et l’intimité est presque perçu comme quelque chose de lassant. Ce n’est pas excitant émotionnellement parlant.

En revanche, le cycle toxique est toujours excitant. Ton partenaire te quitte en un clin d’œil, tu sautes dans la voiture et parcourant la ville en essayant de la/le retrouver et de le/la convaincre de remonter dans la voiture, puis vient le câlin magique et exceptionnel, alors vous vous réconciliez et pleurez ensemble en partant sur un coucher du soleil. C’est excitant. C’est une montagne russe émotionnelle, ça te perche bien comme il faut, et ça fait du bien.

estime de soi
Mais le problème c’est qu’il n’y a pas de véritable intimité sous-jacente à l’émotion, elle se dissipe. L’émotion s’en va. Ces personnes doivent donc faire une autre boucle du cycle pour retrouver cette émotion.

Alors le fuyeur doit fuir à nouveau et le chasseur doit le chasser. Le casseur doit encore casser quelque chose, et le réparateur doit venir le réparer. La victime doit se sentir à nouveau victimisée et le sauveur doit intervenir et la protéger. Pour obtenir encore ce même pic, ce même shoot émotionnel. Pour avoir le même sentiment que cette relation est importante, qu’elle compte.

Ceci n’est pas de l’amour, c’est juste un shoot d’émotion forte l’un après l’autre.

Conclusion express

Le cycle d’avoir besoin d’un shoot émotionnel est une spirale toxique. C’est un peu comme la dépendance et la compulsion.

Et comme toute addiction, pour atteindre le même high à chaque fois, il faut aller de plus en plus loin. C’est pourquoi les cycles toxiques peuvent devenir littéralement incontrôlables. Parce qu’ils ont besoin de plus en plus de drame pour obtenir le même coup de passion qu’ils ressentent l’un pour l’autre.

Et non seulement les relations toxiques nous jettent dans une spirale infernale et dramatique qui s’intensifie avec le temps, mais elles baissent également l’estime de soi de chaque personne de plus en plus bas.

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